Journée de l’ACHAT PUBLIC 2026

Jeudi 11 juin 2026 – 11e édition

La Gazette des communes et Le Moniteur vous donnent rendez-vous le 11 juin à Paris 2026 pour la 11ème édition de la Journée de l’Achat Public, organisée avec le soutien de l’ Association des Acheteurs Public.

En tant que membre de l’Association des Acheteurs Public, vous bénéficiez d’une remise sur votre inscription (à demander par courriel à contact[a]aapasso.fr).

La journée sera organisée autour de trois grands axes :
 
Acheter durable : vers une commande publique plus responsable.
Face aux nouvelles obligations réglementaires, notamment environnementales, les acheteurs publics doivent intégrer des critères écologiques et sociaux dans leurs marchés. Entre transition énergétique, performance environnementale et inclusion sociale, quels outils et bonnes pratiques mobiliser pour réussir ce virage ?
 
L’acheteur public en mutation : vers un rôle plus stratégique et transversal.
Dans un contexte de transformation des métiers, l’acheteur public élargit son champ de compétences : management, négociation, pédagogie, innovation ou encore usage de l’intelligence artificielle. Comment s’adapter à ces nouvelles exigences et attirer les talents de demain ?
 
Des enjeux stratégiques au cœur de l’actualité.
Données, souveraineté économique, simplification des règles ou encore évolutions européennes : la commande publique s’affirme comme un levier clé des politiques publiques. Comment les acheteurs peuvent-ils s’en saisir pour mieux piloter leurs actions et répondre aux défis actuels ?

Demande de plusieurs devis : de quelle procédure s’agit-il ?

Le Conseil d’Etat vient de régler le débat quant à la qualification juridique du procédé consistant à solliciter plusieurs devis lorsque le montant estimé du besoin est inférieur aux seuils de dispense de publicité et mise en concurrence préalables : 100 000 € HT pour les opérations de travaux, 60 000 € HT pour les fournitures/services homogènes, 90 000 € HT pour l’achat de livres non scolaires.

Selon le code de la commande publique, lorsqu’ils se rattachent à des besoins inférieurs à ces seuils, les marchés concernés relèvent de la procédure “marchés passés sans publicité ni mise en concurrence préalables”.

Par sa décision n° 503412 du 17 avril 2026, le Conseil d’Etat confirme partiellement la position de l’AAP : demander plusieurs devis pour un achat inférieur à ces seuils traduit bien le choix “de procéder à une certaine forme de publicité ou d’avoir recours à une mise en concurrence […]”.

En revanche, la conclusion du juge de cassation diffère de celle que notre association proposait : pour le Conseil d’Etat, demander plusieurs devis, alors que le code permet de conclure le marché projeté sans publicité ni mise en concurrence préalables, n’implique pas pour autant l’application des règles de la procédure adaptée : ” […] la circonstance que le maire de Tilly-sur-Seulles ait sollicité des devis de la part de trois entreprises, dans le cadre de la passation d’un marché qui pouvait être conclu sans publicité ni mise en concurrence en application des dispositions citées au point précédent, n’avait pas eu pour effet de rendre applicable à la passation de ce marché la procédure adaptée prévue par les articles R. 2123-4 et suivants du code de la commande publique […]”.

On ne pouvait être plus clair et les praticiens que nous sommes se satisferont de cette clarification.

Autrement dit, en-deçà des seuils de mise en concurrence obligatoire, une demande de plusieurs devis est bien une forme de publicité et de mise en concurrence, mais cette seule formalité ne s’oppose pas à ce que ce procédé se rattache à la catégorie des marchés passés sans publicité ni mise en concurrence préalables (seule procédure pour laquelle aucune obligation de publicité ni de mise en concurrence n’est pas obligatoire).

En effet, pour le Conseil d’Etat, en dessous desdits seuils, l’application des procédures pour lesquelles le code impose une publicité et une mise en concurrence n’est obligatoire que lorsque “l’acheteur y a expressément fait référence dans le règlement de consultation, en indiquant s’y soumettre“.

Dès lors, selon cette décision du Conseil d’Etat, seul le fait de faire expressément référence à l’application de la procédure adaptée emporterait obligation d’appliquer les règles de cette procédure.

La manifestation de la volonté de l’acheteur de se soumettre à une procédure adaptée pourra-t-elle également se déduire implicitement lorsque, bien qu’il n’y fasse pas expressément référence (ou exclut explicitement l’application de cette procédure), il décide d’appliquer certaines des règles applicables à celle-ci (publication d’un avis d’appel public à la concurrence, choix de critères de jugement des offres pondérés…) ?

Relevons sur ce point que la formulation de la décision du Conseil d’Etat (emploi du terme “notamment“) peut laisser entendre que, en dessous des seuils, la mise en oeuvre de formalités de publicité ou de mise en concurrence autres qu’une demande de devis ne suffirait pas davantage, à elle seule, à classer la procédure dans la catégorie “procédure adaptée” : […] la circonstance que celui-ci ait, avant de le conclure, fait le choix de procéder à une certaine forme de publicité ou d’avoir recours à une mise en concurrence, notamment en sollicitant des devis de la part de plusieurs entreprises, n’a pas par elle-même pour effet de faire relever le marché en cause des catégories de procédures pour lesquelles le code de la commande publique prévoit l’obligation de publicité et de mise en concurrence […]”.

De quelles autres formalités pourrait-il alors s’agir sans que la demande de devis bascule pour autant en procédure adaptée : publication d’un avis d’appel public à la concurrence, mis en ligne du dossier sur la plateforme de l’acheteur (sans faire référence à la procédure adaptée) ?

La réponse à une question peut en soulever d’autres….

Arnaud LATRECHE – 20 avril 2026

Modifications unilatérales des marchés : la DGFiP appelée à accepter ce procédé

Consécutivement aux remontées de nos adhérents nous informant que certains comptables publics refusent les modifications de marchés publics par des actes unilatéraux signés du seul acheteur (rejets confirmés par plusieurs témoignages sur LinkedIn), l’AAP a sollicité la DGFiP le 17 octobre 2025 afin que celle-ci accepte ce procédé et en informe les comptables publics récalcitrants.

Gageons que nous aurons trouvé les arguments pour être convaincants. Ce qui, a priori, ne devrait pas poser de difficulté, si on en croit le récent article publié le même jour sur www.lemoniteur.fr faisant part de la position favorable de la DGFiP sur cette question !

Matinale Achats à Marseille

SPÉCIALE ACHATS PUBLICS

Vendredi 19 septembre 2025

Présentiel (gratuit)

Vendredi 19 septembre 2025 de 9h00 à 12h30, retrouvons-nous à MARSEILLE pour une Matinale Achats spéciale ACHATS PUBLICS !

La Matinale Achats, c’est la rencontre des acheteurs qui veulent échanger et partager sur le métier achats. À partir d’interventions de responsables achats et d’experts, nous échangeons sur les bonnes pratiques et les retours d’expérience.

On repart avec quelques bonnes idées inspirantes et beaucoup de contacts pour développer son réseau.

Rendez-vous à MARSEILLE le vendredi 19 septembre de 9h00 à 12h30.

Le lieu : La Coque, Place Basse Henri Verneuil, Marseille

Toutes les informations et inscription (gratuite) ici

Les 67 recommandations de la commission d’enquête du Sénat

Parmi les 67 recommandations, l’AAP se félicite notamment de celles (à retrouver ci-dessous) qui donnent écho au Livre banc de la simplification de l’AAP publié le 25 mai.

Conférence de presse du mercredi 9 juillet 2025

  • Recommandation n° 1.– Sensibiliser les élus locaux à la possibilité d’associer, conformément à l’article L. 1411-5 du code général des collectivités territoriales, un représentant de la DGCCRF aux réunions des commissions d’appel d’offres pour renforcer le travail d’identification d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles.
  • Recommandation n° 2.– Supprimer le plafond de 150 000 euros applicable aux transactions pouvant être proposée par la DGCCRF aux entreprises ayant recouru à des pratiques anticoncurrentielles.
  • Recommandation n° 3.– Examiner l’opportunité de permettre au procureur de la République de diligenter des interceptions téléphoniques dans le cadre d’une enquête sur des pratiques anticoncurrentielles.
  • Recommandation n° 4.– Au vu des enjeux politiques et budgétaires et de l’inefficacité de sa gouvernance, confier au Premier ministre la responsabilité du pilotage, de la cohérence et de l’efficience de la politique nationale de commande publique.
  • Recommandation n° 5.– Créer un comité interministériel de l’achat public, instance de concertation sur la commande publique rassemblant l’État, les hôpitaux, les collectivités territoriales et l’ensemble des acteurs soumis au droit de la commande publique.
  • Recommandation n° 6.– Organiser un débat annuel d’évaluation de la politique d’achat de l’Etat au Parlement, incluant le suivi du schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables (Spaser) et de l’activité des centrales d’achat, dont l’Ugap.
  • Recommandation n° 7.– À l’instar de ce qui est autorisé pour les entités adjudicatrices, permettre aux pouvoirs adjudicateurs de rejeter les offres des marchés de fournitures intégrant une majorité de produits originaires de pays extra-européens non signataires d’un accord relatif aux marchés publics avec l’Union européenne.
  • Recommandation n° 8.– Transférer les adjoints gestionnaires des établissements publics locaux d’enseignement aux collectivités de tutelle de ces derniers, afin d’assurer un pilotage plus cohérent de leurs services de restauration scolaire.
  • Recommandation n° 9.- Exiger de l’État et de ses opérateurs le respect, dans un délai d’un an, des prescriptions de la loi Egalim en matière de restauration collective.
  • Recommandation n° 10.– Assurer dans les plus brefs délais la mise en conformité de l’État avec ses obligations légales en le dotant d’un schéma de promotion des achats publics socialement et écologiquement responsables (Spaser), applicable à l’ensemble de ses opérateurs.
  • Recommandation n° 11.– Dans le cadre du nouveau pilotage interministériel de la commande publique, mieux coordonner, autour d’un chef de file désigné par le Premier ministre, les actions de la DAJ, la DAE, du CGDD, de l’Ademe et des réseaux locaux dans l’élaboration d’outils et de formation d’aide à la transition des politiques d’achat public locales vers des achats durables, afin de garantir la cohérence et la pertinence de ceux-ci.
  • Recommandation n° 12.– Mettre enfin à disposition des acheteurs publics, au plus tard le 1er janvier 2026, des outils d’analyse du coût du cycle de vie des biens des principaux segments d’achat, comme l’imposait l’article 36 de la loi Climat et résilience au 1er janvier 2025.
  • Recommandation n° 13.– Confier à l’État la responsabilité de conduire des enquêtes de qualité sur les différentes considérations sociales mobilisées au sein des marchés publics, notamment la mutualisation des parcours d’insertion entre personnes publiques, afin d’améliorer l’insertion durable dans l’emploi de leurs bénéficiaires.
  • Recommandation n° 14.– Assouplir les conditions de recours aux groupements de commandes pour les communes et les intercommunalités.
  • Recommandation n° 15.– Encourager la mutualisation de la fonction achat à l’échelle des intercommunalités.
  • Recommandation n° 16.– Transférer dans les meilleurs délais l’hébergement de la plateforme des données de santé, dite Health Data Hub, sur une solution souveraine, immune aux législations extraterritoriales, conformément à l’article 31 de la loi Sren.
  • Recommandation n° 17.- Mobiliser la diplomatie parlementaire pour contribuer à bâtir une majorité qualifiée afin d’adopter une révision ambitieuse des directives européennes sur la commande publique.
  • Recommandation n° 18. – Défendre une exception alimentaire à l’échelle européenne pour faciliter le recours aux producteurs locaux.
  • Recommandation n° 19. – Instaurer, dans le cadre de la révision des directives européennes sur la commande publique, un principe général de préférence
  • européenne dans les achats des personnes publiques.
  • Recommandation n° 20.– Instituer, à l’occasion de la révision des directives européennes sur la commande publique, un Small Business Act européen réservant aux PME une part d’au moins 30 %, en valeur, des marchés publics passés par l’ensemble des pouvoirs adjudicateurs.
  • Recommandation n° 21.– Dans le cadre du Small Business Act européen, réserver aux TPE et PME les marchés publics d’un montant inférieur au seuil des procédures formalisées pour les fournitures et les services et à 100 000 € HT pour les travaux, sauf en cas d’infructuosité d’une première procédure.
  • Recommandation n° 22.– Publier au plus vite le décret d’application de l’article 31 de la loi Sren qui respecte la volonté du législateur et en assurer la mise en oeuvre effective.
  • Recommandation n° 23.– Élargir le périmètre des données considérées comme sensibles à l’ensemble des données produites ou détenues par des personnes publiques.
  • Recommandation n° 24.– Rendre obligatoire l’insertion d’une clause de non-soumission aux lois extraterritoriales étrangères dans tous les marchés publics comportant des prestations d’hébergement et de traitement de données publiques en cloud.
  • Recommandation n° 25.– Faire respecter le recours obligatoire à des offres disposant de la qualification SecNumCloud pour l’hébergement des données publiques d’une sensibilité particulière.
  • Recommandation n° 26.– Parmi les solutions qualifiées SecNumCloud, privilégier le recours à celles qui reposent sur des technologies intégralement souveraines.
  • Recommandation n° 27.– Rendre obligatoire l’insertion dans tous les marchés publics comportant des prestations de conseil d’une clause interdisant le transfert vers un pays tiers des livrables produits dans le cadre de la fourniture de ces prestations.
  • Recommandation n° 28.– Exiger l’immunité aux législations extraterritoriales des cabinets de conseil travaillant pour le secteur public.
  • Recommandation n° 29.– Rationaliser le pilotage de la politique numérique de l’État en réaffirmant le rôle de pilote de la direction interministérielle du numérique, sous l’autorité du Premier ministre, et en rappelant aux administrations de l’État le caractère obligatoire de la doctrine « cloud au centre ».
  • Recommandation n° 30.– Remédier au défaut de pilotage politique de l’Ugap pour en faire un outil de souveraineté industrielle et numérique en confiant sa tutelle au seul ministère chargé de la souveraineté industrielle et numérique, en limitant à deux mandats successifs l’exercice des fonctions de membre du conseil d’administration et en y intégrant deux parlementaires.
  • Recommandation n° 31.– Assigner aux centrales d’achat nationales, et en particulier à l’Ugap, un objectif d’appui à la structuration des filières
  • françaises et européennes, notamment dans le secteur du numérique, avec la diffusion de solutions souveraines en matière de logiciels et d’hébergement en nuage.
  • Recommandation n° 32.– Relever le seuil applicable aux marchés innovants à 143 000 euros pour les pouvoirs adjudicateurs centraux, à 221 000 euros pour les autres pouvoirs adjudicateurs et à 443 000 euros pour les entités adjudicatrices et les marchés de défense ou de sécurité.
  • Recommandation n° 33.– Dans le cadre de la révision des directives européennes, simplifier et préciser la définition de l’innovation en droit de la commande publique.
  • Recommandation n° 34.– Abaisser le plafond réglementaire du chiffre d’affaires minimal exigible des entreprises candidates à un marché public (de deux fois le montant du marché à une fois et demie) et inviter les acheteurs publics à réduire les montants de chiffre d’affaires exigés dans leurs marchés publics afin de soutenir l’innovation et faciliter l’accès des nouveaux entrants à la commande publique.
  • Recommandation n° 35.– Limiter la possibilité, pour les acheteurs publics, d’imposer aux entreprises candidates à un marché public des conditions relatives à leurs capacités techniques et opérationnelles aux seuls cas où de telles exigences sont justifiées par l’objet ou les conditions d’exécution du marché et proportionnées à l’objectif poursuivi.
  • Recommandation n° 36. – Intégrer les collectivités territoriales et le secteur hospitalier dans le programme « Je choisis la French Tech ».
  • Recommandation n° 37.– Inviter les acheteurs publics à se fixer des objectifs chiffrés d’achat auprès de start-ups.
  • Recommandation n° 38.– Supprimer la procédure adaptée et permettre le recours à la procédure négociée en deçà des seuils européens, dans le respect des principes fondamentaux du droit de la commande publique.
  • Recommandation n° 39.– En conséquence, assurer la publicité des marchés dont la valeur estimée est inférieure aux seuils européens sur le profil d’acheteur et sur un support habilité à publier une annonce légale librement choisi par les acheteurs publics.
  • Recommandation n° 40.– Supprimer l’obligation de publication des marchés passés selon une procédure formalisée au BOAMP en sus du JOUE.
  • Recommandation n° 41.– Mettre en place une plateforme publique de veille jurisprudentielle sur la commande publique pour assurer la bonne information de tous les acheteurs publics sur son évolution.
  • Recommandation n° 42.– À l’instar de ce qui est autorisé pour les entités adjudicatrices, permettre aux pouvoirs adjudicateurs de recourir librement à
  • une procédure formalisée avec négociation, sans justification, dans le cadre de la révision des directives européennes.
  • Recommandation n° 43.– Dans l’intérêt des acheteurs publics et des opérateurs économiques, mettre en place, via une plateforme en ligne, un « passeport commande publique » attestant du respect par les soumissionnaires à un marché public et son titulaire de leurs obligations légales et réglementaires, notamment en matière fiscale et sociale.
  • Recommandation n° 44.– Exiger la mention, dans le dossier de candidature, de la rémunération demandée au titre de la maîtrise d’oeuvre dans le cadre d’un concours.
  • Recommandation n° 45.– Autoriser le remplacement sans publicité ni mise en concurrence préalables du titulaire d’un marché ou d’un lot en cas de défaillance liée à une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire.
  • Recommandation n° 46.– Assurer la mise à disposition des acheteurs publics par l’État d’outils fiables d’analyse des variantes et les autoriser, lorsque le marché s’y prête, à expérimenter les variantes proposées par les soumissionnaires avant de les retenir.
  • Recommandation n° 47.– Dans le cadre de la révision des directives européennes, autoriser par principe les variantes dans le cadre des marchés passés selon une procédure formalisée, sauf mention contraire dans l’avis de marché ou l’invitation à confirmer l’intérêt.
  • Recommandation n° 48.– Donner aux établissements publics de santé les moyens nécessaires pour régler leurs factures dans un délai de 30 jours.
  • Recommandation n° 49.– Garantir le versement automatique des intérêts moratoires en cas de retard de paiement relevant de la responsabilité de l’ordonnateur.
  • Recommandation n° 50.– Communiquer à l’endroit de l’ensemble des acheteurs publics sur les conséquences des retards de paiement pour les
  •  entreprises et enjoindre aux services de l’État de respecter les délais réglementaires de paiement.
  • Recommandation n° 51.– Inciter tous les acheteurs publics à porter à 30 % le taux d’avance à destination des TPE et des PME.
  • Recommandation n° 52.– Promouvoir des méthodes de notation ne valorisant pas automatiquement, par l’attribution de la note maximale sur chaque critère de notation des offres, la meilleure offre sur chaque critère ou celle qui propose le prix le plus bas, afin de ne pas dénaturer la pondération entre ces critères.
  • Recommandation n° 53. – Rendre obligatoire la publication par l’acheteur public de la méthode de notation des offres dans le cadre de la passation d’un marché public.
  • Recommandation n° 54. – Rendre obligatoire, dans le cadre de la comparaison des offres, l’évaluation du critère du prix sur la base des prix hors taxes.
  • Recommandation n° 55. – Exclure du champ du délit de favoritisme toute méconnaissance, même délibérée, du droit de la commande publique, lorsqu’elle visait à permettre d’atteindre un objectif d’intérêt général impérieux et lorsque l’acheteur, en le méconnaissant, même délibérément, n’avait pas l’intention d’octroyer un avantage injustifié.
  • Recommandation n° 56.– Mener un recensement national des bonnes pratiques en matière de marchés publics pour chaque type de marchés et chaque catégorie d’acheteurs publics en vue de parvenir à l’élaboration d’un clausier général de la commande publique à diffuser auprès des acheteurs publics.
  • Recommandation n° 57.– Instaurer une obligation de formation aux enjeux et au droit de la commande publique pour les élus membres d’une commission d’appel d’offres.
  • Recommandation n° 58.– Renforcer la formation initiale des acheteurs publics en accompagnant plus fortement le développement des programmes universitaires consacrés à la commande publique, incluant les aspects de souveraineté et de durabilité.
  • Recommandation n° 59.– Créer un parcours de formation certifiant sur l’achat et la souveraineté numériques.
  • Recommandation n° 60.– Mettre en place un mécanisme d’habilitation des organismes assurant des missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage au profit des personnes publiques afin de faire disparaître les risques de conflit d’intérêts en lien avec l’exercice de telles missions au profit d’entreprises privées.
  • Recommandation n° 61.– Organiser le recensement des données de la commande publique dès le premier euro dépensé, tout en modulant les obligations de remontée des données en fonction du montant du marché.
  • Recommandation n° 62.– Garantir l’interopérabilité des profils d’acheteur au bénéfice des opérateurs économiques afin de leur faciliter l’accès à l’information sur les procédures de la commande publique en cours.
  • Recommandation n° 63.– Organiser la remontée automatisée des données vers le portail national de données ouvertes en prenant appui sur les initiatives de recensement des données de la commande publique déjà conduites par les collectivités territoriales.
  • Recommandation n° 64.– Achever dans les meilleurs délais la mise au point de l’Infocentre, portail de données des achats publics de l’État et rendre publiques et facilement accessibles à tous l’ensemble de son contenu, avec une publication détaillée par segment d’achat et par origine des titulaires, en particulier pour les achats en matière numérique.
  • Recommandation n° 65.– Rendre publiques et facilement accessibles les données sur la commande publique détenues par l’Observatoire économique de la commande publique et ses analyses.
  • Recommandation n° 66.– Développer chez les acheteurs publics la programmation des achats et sa publicité et exiger de l’État et de ses opérateurs la réalisation d’une programmation de leurs achats, a minima triennale.
  • Recommandation n° 67.– Développer des outils permettant d’assurer une traçabilité de la création de la valeur de la commande publique.

Voir ici la conférence de presse du mercredi 9 juillet 2025

Retrouvez ici l’audition de l’AAP du mardi 25 mars 2025

Simplifier la commande publique : et si nous changions de paradigme ?

Depuis plusieurs années, la simplification de la commande publique est un objectif affiché par les pouvoirs publics, les entreprises et les acheteurs. Tous s’accordent sur la nécessité de rendre les marchés publics plus accessibles. Pourtant, malgré une avalanche de réformes successives, le constat reste inchangé : la complexité demeure. Pourquoi ces projets échouent-ils à atteindre leur but ? Et surtout, comment réorienter les efforts pour obtenir des résultats concrets ?

Des réformes bien intentionnées, mais inefficaces

L’approche actuelle repose sur des modifications sectorielles de la réglementation. Mais cette méthode s’avère contre-productive.

1. Des impacts limités : les ajustements concernent souvent des niches spécifiques, laissant intactes les procédures les plus courantes.

2. Une complexité accrue : ajouter des exceptions revient à alourdir la règle, rendant son application plus ardue pour les acheteurs et moins lisible pour les entreprises.

3. Des moyens inégaux : tous les acheteurs ne disposent pas des ressources nécessaires (humaines, technologiques, organisationnelles) pour mettre en œuvre efficacement ces évolutions. Résultat : des disparités dans la mise en œuvre.

4. Des lourdeurs procédurales nouvelles : Les obligations supplémentaires – vérifications, déclarations, reportings – alourdissent le pilotage des achats. Une part de cette lourdeur finit par ruisseler sur les entreprises.

5. Un détournement des priorités : Ces réformes mobilisent les acheteurs sur des tâches administratives au détriment de missions stratégiques, comme la rédaction de documents plus clairs ou l’intégration d’enjeux durables.

Simplifier l’accès à la norme n’est pas simplifier la norme, … ni sa mise en œuvre

En décembre dernier, la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) a affirmé que simplifier, c’est améliorer l’accès à la norme et faciliter sa compréhension. Mais rendre la règle plus accessible rend-elle sa mise en œuvre plus simple ? Rien n’est moins sûr. 

Cette approche sous-entend que la complexité de la commande publique viendrait d’une méconnaissance des règles et non de la règle elle-même ou de sa mise en œuvre concrète.

Certes, il y a des progrès à faire en la matière. Mais cela ne répond pas au vrai problème : la complexité de la commande publique provient avant tout de la lourdeur des procédures, de la disparité des pratiques et des moyens, ainsi que dans l’ajout incessant de nouvelles obligations et contraintes pour les acheteurs.

La Cour des Comptes européenne a récemment souligné l’alourdissement administratif des marchés publics. Si les acheteurs sont constamment sollicités pour intégrer de nouvelles obligations, sans moyens supplémentaires, ne risque-t-on pas une embolie ? Une règle, même bien comprise, reste inefficace si sa mise en œuvre est irréaliste.

Une nouvelle approche pour des résultats concrets

Et si nous changions de paradigme ? Pour rendre la commande publique réellement accessible, il faut s’attaquer à la source du problème : la complexité des procédures mises en œuvre par les acheteurs.

Simplifier la vie des entreprises passe par la simplification de celle des acheteurs. Ce sont eux qui traduisent la réglementation en procédures concrètes. En leur donnant les moyens de travailler dans un cadre plus léger, les entreprises en bénéficieront inéluctablement.

Cela signifie réduire les exceptions (au lieu d’en ajouter), uniformiser les pratiques et certaines règles, supprimer les obligations administratives accessoires et peu efficientes.

Il est temps de repenser notre approche. Plutôt que d’accumuler des réformes sectorielles, focalisons-nous sur les aspects les plus courants et les plus chronophages/complexes des procédures. Une commande publique plus simple pour les acheteurs sera une commande publique plus accessible pour tous.

Changeons de paradigme, et construisons une commande publique réellement inclusive et efficiente.

C’est en tout cas dans cette logique que l’AAP proposera prochainement des mesures de simplification concrète bénéficiant à tous. 

Yannick TISSIER FERRER

Directeur de la commande publique – Ville d’Antony
Membre du conseil d’administration et expert de l’AAP

Participez à la grande enquête nationale sur la construction !

🗓️ Participez à l’enquête nationale de Syntec-Ingénierie, visant à réduire les délais, les coûts et les risques des contrats de construction passés par les maîtres d’ouvrage publics.

Vous êtes représentant d’une maîtrise d’ouvrage publiquenous avons besoin de votre réponse !

⏱️ Prévoyez entre 5 et 10 minutes pour participer en cliquant sur ce lien

Vos réponses anonymes permettront de formuler des recommandations solides et adaptées, fondées sur des expériences vécues.

Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter à l’adresse suivante : a.zimmermann@syntec-ingenierie.fr

Grand Forum des Marchés Publics 2024

Lundi 9 et mardi 10 décembre 2024

Depuis maintenant 30 ans, le Grand Forum des Marchés Publics accompagne les acteurs de la commande publique à faire évoluer leurs pratiques et répondre aux enjeux actuels.

L’AAP s’associe à Comundi et à toute l’équipe du Grand Forum pour vous inviter à fêter cet anniversaire ensemble.

Réduction de 15% (une inscription) et 20% (inscription duo) pour les membres de l’AAP (code à demander par courriel)


Rejoignez-nous :
Quand ? le 09 et 10 décembre 2024
📍Où ? à Paris (Espace La Rochefoucauld – 75009) ou à distance.

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